Création
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Création
A l’origine, il n’y avait rien. Une intelligence indéfinissable vînt créer. Tout d’abord, comme elle ne voyait rien dans ces ténèbres universelles, elle façonna et alluma un soleil. Elle créa ensuite une jeune planète, toute ronde et prête à recevoir de la vie. Ce monde merveilleux se composa bientôt d’un ciel, d’une terre et de grandes eaux. Le gris sombre de la terre fut rapidement recouvert des couleurs étincelantes d’un paysage verdoyant et d’une vie végétale parfumée. Trouvant les cieux immobiles, elle y ajouta toutes sortes de créatures ailées pour les animer. Ceci fait, elle se prit d’intérêt pour la fabrication d’êtres vivants ; elle feuilleta ses pensées en quête d’idées et trouva tout une panoplie d’espèces plus ou moins complexes à créer. Elle ajouta ainsi un nombre impressionnant de familles d’animaux marins et terrestres. Tout ce petit peuple batifolait dans son milieu avec insouciance. L’intelligence suprême trouva enfin dans son répertoire un élément encore plus intéressant à créer : la femme. Ce ne fut pas simple. Néanmoins, la patience et la passion qui l’animait lui permirent de mettre sur pied plusieurs individus qui vinrent gambader naturellement avec les autres créatures. Elle observa sa création avec satisfaction pendant un temps immémorial. La femme se démarqua rapidement des autres par sa capacité à aimer tout ce qui l’entourait. En retour, le monde semblait vibrer d’adoration sous ses pas. L’architecte de la planète jugea qu’il s’agissait de la créature la plus élaborée et la plus parfaite de son monde c’est pourquoi elle décida d’en créer d’autres. Sortant à nouveau sa recette prodigieuse, elle se mit au travail intensément. Elle en était arrivée à plusieurs milliers d’exemplaires lorsqu’une autre intelligence, qui passait par là, l’interpella à l’autre bout de l’univers. Surprise, elle manqua un ingrédient dans la fabrication d’un individu et créa ainsi un curieux spécimen : l’homme. Partie discuter avec la nouvelle intelligence, elle ne vit pas ce que l’apparition de cet être provoqua sur son monde. L’homme ne s’intégra pas avec les autres espèces qui lui tendaient pourtant le bonheur de toutes les manières possibles. Les femmes, superbes et aimantes, se prirent de compassion pour lui et s’en allèrent l’embrasser de leur affection. Intéressé, l’homme les accueillit et, en quelques époques, se multiplia à une vitesse considérable. De retour auprès de sa création, l’intelligence universelle se retrouva face à un capharnaüm indescriptible. Les hommes avaient pris le contrôle de la planète, se croyant le Louisia K.
détenteur de la vie. Par conséquent, la nature était devenue incontrôlable, les créatures disparaissaient en masse et le ciel s’était obscurci. La fin prochaine de ce monde s’annonçait clairement. Ne voulant pas détruire ce qu’elle avait chéri auparavant, l’intelligence décida de rendre la raison à sa progéniture : elle insuffla plus d’amour à la femme pour qu’elle protège ses enfants de la violence des hommes, elle fit réagir les grandes eaux, la terre et le ciel mais rien n’y fit. Vraisemblablement, il manquait plus d’un ingrédient aux hommes. Lassée de ces êtres stupides, l’intelligence ne prit pas la peine de détruire son monde, le laissant à d’autres si seulement on s’y intéressait un jour. Elle s’en alla créer une autre planète un peu plus loin tout en gardant en mémoire ceux qu’il ne fallait pas créer.
Louisia K.
Création
A l’origine, il n’y avait rien. Une intelligence indéfinissable vînt créer. Tout d’abord, comme elle ne voyait rien dans ces ténèbres universelles, elle façonna et alluma un soleil. Elle créa ensuite une jeune planète, toute ronde et prête à recevoir de la vie. Ce monde merveilleux se composa bientôt d’un ciel, d’une terre et de grandes eaux. Le gris sombre de la terre fut rapidement recouvert des couleurs étincelantes d’un paysage verdoyant et d’une vie végétale parfumée. Trouvant les cieux immobiles, elle y ajouta toutes sortes de créatures ailées pour les animer. Ceci fait, elle se prit d’intérêt pour la fabrication d’êtres vivants ; elle feuilleta ses pensées en quête d’idées et trouva tout une panoplie d’espèces plus ou moins complexes à créer. Elle ajouta ainsi un nombre impressionnant de familles d’animaux marins et terrestres. Tout ce petit peuple batifolait dans son milieu avec insouciance. L’intelligence suprême trouva enfin dans son répertoire un élément encore plus intéressant à créer : la femme. Ce ne fut pas simple. Néanmoins, la patience et la passion qui l’animait lui permirent de mettre sur pied plusieurs individus qui vinrent gambader naturellement avec les autres créatures. Elle observa sa création avec satisfaction pendant un temps immémorial. La femme se démarqua rapidement des autres par sa capacité à aimer tout ce qui l’entourait. En retour, le monde semblait vibrer d’adoration sous ses pas. L’architecte de la planète jugea qu’il s’agissait de la créature la plus élaborée et la plus parfaite de son monde c’est pourquoi elle décida d’en créer d’autres. Sortant à nouveau sa recette prodigieuse, elle se mit au travail intensément. Elle en était arrivée à plusieurs milliers d’exemplaires lorsqu’une autre intelligence, qui passait par là, l’interpella à l’autre bout de l’univers. Surprise, elle manqua un ingrédient dans la fabrication d’un individu et créa ainsi un curieux spécimen : l’homme. Partie discuter avec la nouvelle intelligence, elle ne vit pas ce que l’apparition de cet être provoqua sur son monde. L’homme ne s’intégra pas avec les autres espèces qui lui tendaient pourtant le bonheur de toutes les manières possibles. Les femmes, superbes et aimantes, se prirent de compassion pour lui et s’en allèrent l’embrasser de leur affection. Intéressé, l’homme les accueillit et, en quelques époques, se multiplia à une vitesse considérable. De retour auprès de sa création, l’intelligence universelle se retrouva face à un capharnaüm indescriptible. Les hommes avaient pris le contrôle de la planète, se croyant le Louisia K.
détenteur de la vie. Par conséquent, la nature était devenue incontrôlable, les créatures disparaissaient en masse et le ciel s’était obscurci. La fin prochaine de ce monde s’annonçait clairement. Ne voulant pas détruire ce qu’elle avait chéri auparavant, l’intelligence décida de rendre la raison à sa progéniture : elle insuffla plus d’amour à la femme pour qu’elle protège ses enfants de la violence des hommes, elle fit réagir les grandes eaux, la terre et le ciel mais rien n’y fit. Vraisemblablement, il manquait plus d’un ingrédient aux hommes. Lassée de ces êtres stupides, l’intelligence ne prit pas la peine de détruire son monde, le laissant à d’autres si seulement on s’y intéressait un jour. Elle s’en alla créer une autre planète un peu plus loin tout en gardant en mémoire ceux qu’il ne fallait pas créer.
Louisia K.